Ecriture(s)

Le texte qui va suivre est ma contribution à la composition par plusieurs bloggeurs d’un récit commun. Vous le trouverez dans son intégralité à l’adresse suivante http://teamecriture.tumblr.com/

Chacun d’entre nous devait écrire un bout de l’histoire commencée par la plus jeune d’entre nous. La contrainte était de rester le plus proche possible des 300 mots maximum. Les textes sont accompagnés d’une version audio lue par leur auteur…

Bonne lecture, et bonne écoute 🙂


« Je te connais en mon âme. Tu es cet écho insolant qui répond à chacune de mes rimes. Tu es celle qui vibre dans ma tête depuis ma naissance. Nous sommes « nous » depuis si peu et pourtant ce « nous » me semble vivre en moi depuis toujours. Tu m’as manqué avant même de te connaître. A présent je suis un, car tu es là, dans mes bras. Tu rayonnes d’une telle grâce que je me sens porté par la beauté qui irradie ton âme. Viens, je t’emmène. Ne demande plus où, peu importe, après tout. On va prendre un billet pour un long voyage au cœur de ce monde. Tu verras, rien n’est plus beau que ce qui nous entoure, rien n’est plus palpitant que nos vies, rien n’est plus grandiose que les instants que nous passerons ensemble. »

Elle ne dit rien. Prend un peu de recul pour le mieux saisir, elle a sa main gauche dans sa main droite, sa main droite dans sa main gauche, et l’accent d’un sourire amusé, presque enfantin, aux commissures des lèvres. Ce grand gamin lui sourit en réponse, et, d’un coup, l’entraîne dans une course folle. Une cavalcade pour traverser le parc, une descente quatre à quatre des marches de la ruelle, une course sur les pavés. Puis, en éclatant de rire il s’arrête, il stoppe leur élan, la serre dans ses bras, et glisse à son oreille un « oh, comme je suis heureux ! », avant de noyer ses baisers dans ses cheveux.

Devant eux, le colossal portail de pierre de la bibliothèque s’impose comme une invitation au refuge. Ils poussent ensemble la porte de la vieille bâtisse, complices. Devant la gardienne austère sexagénaire aux lunettes incendiaires, ils répriment, comme ils le peuvent leurs éclats de rire. La joie en eux est si puissante qu’il leur est bien difficile de la dissimuler.

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