Un souffle

Nouveau jeu d’écriture. parce que mes petits amis blogueurs et moi même prenons goût aux challenges. Le but de ce soir : chacun d’entre nous a envoyé une photo de son choix à un participant. Laquelle photo devait être la base d’une histoire de moins de 500 mots.

Voici la photo :

 

Et voici l’histoire :

Il est plus de 5 heures et c’est le petit jour. Le fantôme de Brubeck joue du clavier dans la grande salle. Elle devrait être là. Depuis quelques minutes déjà. Immanquablement, à cette pensée, je porte ma main à mes lèvres pour mordre la chair de mon index. J’allume une cigarette.

Il n’y a presque plus personne. Le barman mime quelque occupation en essuyant les verres, justifiant, excusant, ainsi sa présence.

J’avais décliné d’un signe de tête, un peu plus tôt, sa proposition de dialogue.

Je n’avais pas envie. Je faisais déjà bien assez d’efforts comme ça, à être là, à l’attendre, à fumer, à regarder la ville, à boire à lentes gorgées cet alcool un peu fort, que j’avais commandé pour elle d’ailleurs, l’alcool. Pas vraiment parce que j’aimais ça. Plutôt pour faire viril, pour asseoir dans son regard ma qualité d’homme qui supporte le feu. Penser qu’elle me verrait ainsi me rassurait. Un peu.

Accroché du regard à la ville, je distingue les rues qui s’offrent peu à peu à lumière du jour, les échoppes qui se donnent aux passants, les taxis de nuit croisant ceux du matin, un bistrot plus bas, servant ses premiers cafés aux lève-tôt.

Elle va arriver dans la pièce, je le sais je le sens, je le ressens de tout mon corps. Elle va arriver et le soleil n’aura plus un mot à dire, tant elle est lumière. Elle va arriver et nous allons échanger quelques phrases. Elle me parlera de sa soirée. Je m’en inventerai une à lui narrer. Inutile qu’elle sache que je l’ai passée à l’attendre. Nous aurons quelques bons mots. Elle rira. Je rirai de l’avoir fait rire. Elle fera voler ses mains autour d’elle comme des libellules. Elle parlera vite, beaucoup, de tout. Je la suivrai dans les enchaînements plus ou moins logiques de ses pensées. J’y verrai sans doute de la magie. Beaucoup. Partout. Elle est lumière, vous l’ai-je dit?

Et puis elle me souhaitera une bonne journée. Il sera 8 heures.

Je la reverrai.

 

 

Nota :

La photo m’a été transmise par @Frayermonblog Il s’agit d’une peinture de Denis Frémond qui se nomme « Petite Fleur »… Si avec ça vous n’avez pas du Sidney Bechet plein la tête… 

Un jour, quand je serai grande, je saurai insérer des liens hypertextes dans mes billets qui fonctionneront, et vous n’aurez plus qu’à cliquer pour vous rendre sur les pages que je vous invite à lire. ça, c’est quand je saurai mettre à profit les outils informatiques de manière intelligente. Comme ce n’est pas prévu pour tout de suite – tout de suite, pour connaître le traitement qu’ont infligé à leurs images mes quatre compères, et pour le cas où un simple clic ne suffirait pas,  je vous invite donc à copier et coller dans votre barre d’adresse celles de leurs blogs respectifs, à savoir :

http://motspourlecrire.canalblog.com/

http://frayer-monblog.blogspot.fr/

http://plumechocolat.wordpress.com/

http://gregatort.wordpress.com/

 

 

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