De la cuisine

Ami lecteur, en parcourant mes pages, tu as sans doute pu saisir combien nos capacités humaines de perception du monde me sont chères, combien ce qui nous relie à notre environnement est source pour moi d’émotions, de la tristesse au plaisir, de la colère à l’étonnement, de la curiosité au rire.

J’ai évoqué ici les sons, les images, les parfums, et reviendrai sans doute encore de nombreuses fois sur ces musiques, ces clichés, ces effluves qui m’emportent. Ils me sont chers.

 

Mais puisque tu me l’as demandé, il sera ici question de bouffe.

La nourriture, en son besoin primaire. La gastronomie, en ce qu’elle a d’artistique.

Il n’y a rien de compliqué dans la cuisine. C’est juste un peu de temps, quelques connaissances, et l’envie de donner.

Bien évidemment, le choix du produit est primordial, et en cela distinguer le merlan du veau peut aider.

Une fois acquis les fondamentaux, et toute appréhension de rater dépassée, tout est possible.

Bien sûr, l’exécution d’un plat peut être plus délicate, ou plus longue, et dépend d’une pratique éprouvée. Mais je dirai, à l’instar du célèbre personnage de Disney, Auguste Gusteau, que « tout le monde peut cuisiner ».

La cuisine est magique. Elle est ce pont entre la nécessité animale à notre survie, la création de beau, et l’émulation de nos papilles. Elle est charnelle, et unit les êtres dans un plaisir convivial commun. Elle est cela et tant d’autres choses!

 

Tu voulais, mon lecteur, que je laisse ici quelque recette. Tu m’as engagé à plusieurs reprises dans cette voie. Difficile pour moi de faire un choix! Surtout que rien n’est jamais figé dans l’élaboration de mes plats. Un ingrédient peut être remplacé par un autre, et les limites ultimes sont fixées par les associations qui charment ou non mon palais.

 

Je consulte peu les sites de recettes, forte de mes propres connaissances, je me suis déjà créé mon propre lexique, et sais conjuguer mes verbes.

Je peux préparer une compotée d’oignons rouges pour égayer mon foie gras, mais que je pourrais incorporer dans l’appareil d’un cake salé. Comprends-tu, lecteur? Les limites culinaires s’arrêtent là où l’imagination du cuisinier se tarit.

Je ne peux te donner une recette, et une seule. Les autres seraient délaissées, et je m’en voudrais de les avoir évincées.

Voici donc en vrac quelques idées, de mes goûts et de la magie des plats…

Les champignons des sous bois sont amoureux de la lotte et du vin blanc. Ils lui font la fête en chantant un automne coloré.

Les pignons de pin et le thym connaissent les pas du tango lorsqu’on les incorpore dans l’appareil d’une quiche.

Les pointes d’asperges vertes rendent les soufflés nobles et courtois.

Le safran rêve de viande blanche, qu’il rendra joyeuse et colorée.

Les figues, rôties, adorent le romarin et crèvent d’envie qu’on les emplissent de chèvre frais parsemé de copeaux de jambon sec.

Le meilleur velouté de potimarron sera celui qui aura été revenu dans de l’huile d’olive, avec des herbes de Provence fraîches et de l’ail rose avant d’être arrosé d’un bouillon…

J’ai appelé les graines de sésame torréfiées « la poudre des fées ». Une pincée dans son assiette, et mon fils mangera tout le plat.

 

La magie, quoi …

 

 

 

 

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