On a tué le messager

L’information des explosions de Boston est fraîche d’hier. Elle a déjà fait le tour de la planète. Les média, réseaux, hommes, l’ont déjà traitée, étirée, argumentée, modulée dans tous les sens, à toutes les fréquences.

Je ne suis pas une analyste. Ni une experte. Ni n’ai suffisamment de connaissances géopolitiques pour comprendre les dimensions de l’acte.

Je ne possède, pour toute arme, que mes petits mots, et, en l’occurrence mes larmes.

Ce matin, les images des déflagrations sur la ligne d’arrivée de cette mythique course de fond m’ont fait pleurer.

Je suis pourtant rompue aux horreurs transmises par les chaînes d’info.

Je sais aussi que le nombre de victimes est moindre, en regard de beaucoup d’autres attentats ou catastrophes.

Mais, là, c’était pire à mes yeux.

Quel plus beau symbole que celui du marathon ? Épreuve reine, elle est celle de l’aboutissement, du dépassement de soi, de la force, de la vie humaine. Le marathonien, c’est ce messager, rappelez-vous l’histoire, celui qui transmet, par sa course, une information cruciale. Chaque foulée, si difficile qu’elle soit, semble un combat pour la vie.

Et, là, on a voulu tuer les messagers.

Rendez-vous compte, dans cette horreur, que les bombes ont été placées à quelques mètres de la ligne d’arrivée! Rendez-vous compte qu’on a voulu couper court au message!

On n’a pas seulement attenté à quelques vies. C’est l’humanité toute entière, dans ce qu’elle a de beau, de libre, qu’on a voulu assassiner.

 

 

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