De passage

Petite anecdote du quotidien.

De ce sel qui fait la journée autre d’une autre.

Hier, comme chaque jour, bloquée dans les embouteillages, j’attendais au volant de ma voiture que la file devant moi avance.

Le soleil nous accompagnait, les autres automobilistes et moi, et rendait supportable l’immobilisme de ce cortège de travailleurs.

Et puis, aidant dans l’attente, ce serpent de carrosses que notre ami brûlant frappait se reposait en bord de Saône. Le paysage, à cet endroit, est bouleversant, tout à la fois de par son caractère sauvage et naturel, et par, rive d’en face, une architecture colorée, coupante, déstructurée, moderne. C’est un endroit un peu magique, au presque coeur de la ville, qui crée un lien entre deux mondes par le fil conducteur du cours d’eau.

Là, sur le muret à flanc de rive, deux oiseaux. Mes maigres connaissances en matière de volatiles me laissent à penser qu’il s’agissait de colverts, mais je peux me tromper.

L’un des deux canards était allongé de tout son long sur le muret, la tête seule pendant au dessus du parapet.

Mort.

L’autre était à ses côtés. Et ne cessait d’appeler. Il semblait chanter sa peur, son angoisse, sa tristesse.

Cette scène m’a bouleversée. La réaction de l’animal m’a renvoyée à mon humanité.

J’ai alors appelé celui qui partage ma vie. Il fallait que je lui dise combien je l’aime.

 

Cette histoire a une suite. Mais je vous la réserve pour un autre billet

 

 

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