Rêverie

Ma fenêtre de bureau est un tableau.

 

J’y vois la ville et ses immeubles, ses toits pour la plupart de tuiles, des arbres longeant le fleuve, les phares des véhicules avançant lentement en file. Et le calme citadin de l’hiver.

Il neige et les toits que j’observe ont pris des teintes d’aquarelle. Il tombe des pattes de chat, qui recouvrent, étouffent, enserrent ce sur quoi elles se posent. Des cheminées, en face, crachent une fumée blanche.

Et, sur les passants, des regards d’enfants amusés, des sourcils renfrognés, des bonnets enfoncés sur des caboches recroquevillées dans les épaules, des bouts de langue tirés pour goûter les flocons, des sourires échangés gratuitement, sans se connaître, de longs manteaux que les bourrasques soulèvent, des joues roses et des lèvres bleues.

 

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